4 points pour faciliter l’innovation managériale

Les politiques publiques continuent d’entretenir une confusion entre innovation et R&D, ce qui conduit la puissance publique à concentrer ses efforts et ses outils sur la phase amont (CIR, PIA, pôles de compétitivité, BPI, etc.) des processus au détriment des phases « aval », proches du marché et à privilégier les innovations managériales de rupture plutôt que les évolutions incrémentales 

● L’innovation reste conçue comme un phénomène « hors sol », indépendant de l’environnement de l’entreprise ou de l’entrepreneur. Les obstacles à l’innovation du fait du trop grand nombre de barrières à l’entrée sur les marchés des biens et d’un système fiscalo-social défavorable à la prise de risque et à l’agilité sont ainsi négligés; 1 Dès 2007, le « National Research Council » américain s’était prononcé sur la nécessité d’augmenter les investissements en R&D, en éducation et dans les autres « inputs » du système d’innovation managériale ainsi que de porter une attention particulière à la transformation finale de ces efforts, dans le but de répondre au challenge de la concurrence internationale du XXI° siècle : « The United States urgently needs to adjust to the new greatgame [or challenge] of 21st century global competition ».

Source: Rising to the challenge : US Innovation Policy for the Global Economy. National Research Council of the National Academy.2012. Ed National Academy of Sciences. 7 ou alors les nouvelles pratiques managériales

● Le financement de l’innovation, malgré sa complexité, reste lacunaire. Un très grand nombre de dispositifs (publics), plutôt positionnés sur l’amont de la chaîne d’innovation (CIR, PIA, etc.), les innovations managériales ne suppléent pas à la faiblesse des dispositifs privés (business angels, capital développement, fonds propres etc.) pour accompagner l’entreprise dans les phases « aval », gourmandes en besoins de trésorerie ;

● La culture publique des « champions nationaux » bride le développement des entreprises innovantes management en les privant d’un accès à des financements en fonds propres étrangers et en ne favorise pas les « bornglobals » (syndrome « Dailymotion »).

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